top of page
Rechercher

L'intention de ma proposition

Dernière mise à jour : 13 déc. 2022

J'écris ce post par soucis de bien clarifier ce que tu vas pouvoir trouver chez moi. Si tu cherches de la domination pure, du BDSM dur, tu n'es pas au bon endroit. Il y a plein de personnes qui proposent cela, tu trouveras sans doute sans trop de difficulté. Et je t'en souhaite du bon.

Je me souviens de ces premiers cours de danse libre pendant lesquels nous étions amenés à mettre en mouvement des situations de vie, comme exprimer par des grands gestes en courant et en sautant la joie de retrouver un ami, ou danser la graine qui s'ouvre, se déploie. Ces mises en scène sans mots, juste avec le corps allaient me toucher dans mes ressentis en profondeur. Et j'ai pleuré, beaucoup! tellement! Toutes les parts figées en moi se liquéfiaient, et la culpabilité que j'avais en masse se transformait. Ben oui, évidemment, dans mon ventre, dans tout mon corps, une énergie sexuelle colossale vivait là dont je ne savais pas quoi faire! J'ai essayé de la plier en quatre, en mille, de la rentrer bien au fond de mes chairs pour que surtout elle ne vienne pas se mettre en travers de ma volonté! Vivre normalement!!!

Chimère! Je me suis fais mal, j'ai ragé, et j'ai rentré à nouveau cette colère en moi! Alors quand j'ai dansé la sensualité, que je me sentais traversée par le désir sexuel, ce que j'avais essayé de maintenir était invité à bouger, à se laisser sentir... Whaaa! mais mon corps a explosé! Il était enfin autorisé! Pire, je me sentais valorisée comme cela! Le cadre m'était sécure, je pouvais vivre le frisson, c'était plus souvent un volcan, avec un homme, une femme, et à la fin de la danse c'était fini! Nous ne nous devions rien, une sexualité sans relation sexuelle. C'était merveilleux cette liberté. Bon, j'ai beaucoup chialé!! De libération, de reconnexion avec la vie. Liberté, bien qu'il n'y avait pas de relation sexuelle, ou parce qu'il n'y avait pas de relation sexuelle, ce que je ressentais je pouvais le vivre pleinement, et regarder ce qui déclenchait le bouillonnement en moi. La frustration parfois. Mes sens qui se brouillaient, s'agitaient, c'était les mille blessures qui criaient d'être aimées... parce que j'étais très loin de m'aimer! Et mes fissures, mes brisures cherchaient à se remplir de l'autre. Ce qui est impossible.

Un chemin qui ne s'arrêterait pas de sitôt venait de s'ouvrir. Quelques pas de danse avec un autre, des autres. Un retour vers le chemin de mon coeur, vers ce qui véritablement m'est bon, vers ce qui m'apaise en me rassemblant. Ma relation à la danse, ma relation à mon corps qui sait! Il sait là où je suis bien, il sait me dire si ce que je vis m'est nourrissant, il sait comment me remettre dans la joie, il me guide pour me sortir de ce qui est figé et de ce qui tourne en rond au dedans, m'empêchant d'être vraiment en lien avec moi, avec l'autre. Ce n'est pas une danse que je propose, et en quelque sorte c'en est une. Danser, jouer son corps qui à la fois recherche la douleur et le plaisir. Fondamentalement nous recherchons tous le bonheur! Alors pourquoi aller chercher la douleur? Se rejoue là des scénarios de reconnaissance, ou des compensations. Ce n'est ni bien, ni mal, c'est. Mais personne au monde ne veut se faire humilier, frapper, rabaisser, et si je passe par là, c'est parce que c'est par là que je me sens vivre, que je me sens reconnu, que je sens mon corps. La douleur a longtemps été mon amie... je pensais que grâce à elle je pouvais vivre l'intensité et qu'elle m'enseignait à être meilleure! Cet écart, que nous vivons tous plus ou moins, m'intéresse, m'interroge! J'y trouve les trésors de ce que chacun cache au fond de soi, j'y trouve la vulnérabilité qui est cette force d'être sans fard, libre!

Jouer le bourreau m'amuse, car je sais que c'est un jeu, et quand je te vois souffrir, quand je te vois dur avec toi pour être à moi, je vois où sont tes failles, et je ne veux pas te laisser t'échapper. Haha! Je peux jouer le sauveur, que je sais ne pas être non plus! Et je me suis tellement cachée à moi même, j'ai tellement pris de chemins tortueux, que je suis experte en traque. Un cache cache?... Parce que j'ai envie de te rencontrer. Je ne peux le faire qu'avec toi! Je connais le goût de la douleur, comme celui d'écraser. Alors le cadre nous le définissons en début de séance ensemble, pour laisser l'espace d'un voyage à travers le temps et les strates de ton être se déployer, se ressentir. Pour te ramener à qui tu es, à ton présent, à celui que tu es au monde.


Eglantine





482 vues2 commentaires

Posts récents

Voir tout

2 kommentarer


David 111
David 111
31. aug. 2023

quelle puissance dans cette intention, dans ces maux si joliment écrits, mis en page.

Le dernier couplet m'a transporté, il me parle tellement

je sais que je suis au bon endroit, au bon moment avec la bonne personne.

à suivre ....

Lik
Svarer

Merci David!

Lik
bottom of page